Christ Ravynel Inao Oulaï découvre la sélection nationale ivoirienne lors des matchs préparatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations prévue au Maroc dans un mois. En deux sorties, contre l’Arabie Saoudite (0 – 1) et Oman (2 – 0), le milieu central de 19 ans, déchaîne des passions, polarise les attentions.

Formé à la JMG Academy d’Abidjan dès l’âge de 12 ans, Inao s’y développe jusqu’en 2024 avant de rejoindre le SC Bastia en Ligue 2 française en juillet de la même année.

Depuis le 20 août 2025, la pépite ivoirienne signe dans le championnat turc avec Trabzonspor pour cinq ans et 5,5 millions d’euros.

La fenêtre international FIFA qui s’achève lui aura permis de prendre ses marques en sélection Ivoirienne, et ce, de manière fort remarquable.

L’on dira certes, que ce n’est que contre l’Arabie Saoudite et Oman, respectivement 58e et 79e au classement FIFA, loin du Tom 50 mondial. Et qu’il faudra attendre de la voir, sans doute, face à des gros d’Afrique ou du top 10 mondial. Normal.

Mais avant d’en arriver là, force est de reconnaître que le ce joueur est un diamant brut. Un talent en pleine ascension qui pourrait changer de dimension sous peu, si bien sûr, il continue sur cette lancée.

Face à l’Arabie Saoudite et Oman, Inao a fait la différence, dans le milieu des Éléphants, par une maîtrise technique et une vision du jeu hors norme qui, depuis belle lurette, faisait défaut aux pachydermes Ivoiriens.
C’est indéniablement la touche technique qui manquait à ce groupe. Un joueur de ce secteur capable d’occuper rationnellement le terrain, effectuer des déplacements et replacements avec une rare justesse. Une valeur ajoutée.

Ce milieu à même de sauter les lignes adverses par des coups de patte ou une vision chirurgicale, en Christ Oulai, Emerse Faé l’a trouvé, selon des observateurs qui estiment que les Éléphants le deviennent désormais.
Et en l’absence prolongée de Séri Mika, sentinelle incontestée des tricolores, Faé peut désormais dormir tranquille. Il a la solution. Son association avec Dorgeles contre Oman a été un régal.

À son âge, le jeune milieu affiche une maturité tactique presqu’accomplie, avec la patte et la vision d’un certain Péhé Joss, les gestes et les déplacements d’un vieil occupant de ce secteur des Éléphants, Jean Michel Guédé Akenon. Et la technique pure, raffinée d’un « fou », Amuha Diaky.

À lui seul, il facilite et aère le jeu. Lui, l’idolâtre de Yaya Touré, l’ancien monstre sacré de ce secteur. On a tout compris.

Par ses incessantes activités, les buts peuvent ne plus seulement arriver que des joueurs de couloirs. Il a la capacité technique d’offrir, à tout moment, des caviars à Haller et Vakoun, les deux renards de pointe de l’attaque ivoirienne.
À dire vrai, ce garçon est une grosse promesse des Éléphants. Toutefois, il est encore très jeune. À Faé Emerse de savoir l’utiliser pour les joutes à venir. Mais comment ? Et dans quel système de jeu ? Préoccupations majeures.

By Klux

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