À peine débarqué sur le Rocher, Simon Adingra a déjà électrisé l’AS Monaco et ses supporters.
Un déclic offensif… et une impression de maturité
Loin de parler de « renaissance », Adingra assume son envie de revanche après une période frustrante à Sunderland et une CAN manquée. Dès son arrivée, il a dynamité la concurrence, claquant déjà trois buts en sept apparitions. À chaque tir cadré, le filet tremble. Son sens du dribble, sa capacité à déborder, à entrer sur son pied-droit pour enrouler, ont offert à l’ASM une arme inattendue. L’enfant d’Abobo n’est plus ce joueur impatient. « Il se précipite moins, il dicte le tempo », souffle Teddy Teuma, son ancien compère, admiratif d’une maturité nouvelle.
Un défi défensif encore à relever
Mais si l’attaque sourit, le travail défensif reste à parfaire. Adingra, plus naturel en soutien d’attaquant qu’en vrai piston, pêche encore dans le replacement et l’agressivité au duel. Sébastien Pocognoli le reconnaît : « Ce sont des axes de progression. Mais il a déjà des repères à ce poste, ça ira vite ». Les efforts sont palpables, la volonté aussi. Le coach belge, expert en transitions, veut façonner ce diamant brut, à l’image de son travail avec Anan Khalaili à l’Union.
Un pari déjà gagnant ?
L’AS Monaco, qui avait raté des profils similaires l’été dernier, a trouvé en Adingra un facteur X offensif, capable de changer la donne dans les grands rendez-vous. En coulisses, le staff croit fort que le feu follet ivoirien n’a pas fini d’exploser… À commencer par ce choc au Parc face au PSG, où il aura l’occasion de prouver qu’il peut être plus qu’un joker.

