À quelques jours de son entrée en lice dans la Coupe du monde 2026, le Ghana doit composer avec une absence de taille. Véritable leader de l’entrejeu des Black Stars depuis près d’une décennie, Thomas Partey ne participera pas au premier match de son équipe face au Panama, prévu le 17 juin à Toronto.
Une mauvaise nouvelle qui fragilise les ambitions ghanéennes dans un groupe particulièrement relevé comprenant également l’Angleterre et la Croatie.
La raison de cette absence ne relève pas du domaine sportif. La FIFA a confirmé que le milieu de terrain ghanéen s’est vu refuser son visa d’entrée au Canada par les autorités canadiennes. L’instance mondiale a rappelé qu’elle n’intervient pas dans les procédures migratoires des pays hôtes et que chaque gouvernement reste souverain dans l’attribution des autorisations d’entrée sur son territoire.
Actuellement basé avec la sélection ghanéenne à Boston, aux États-Unis, Thomas Partey avait pourtant participé normalement à la préparation du tournoi. Le joueur de 32 ans avait obtenu l’autorisation d’entrer sur le territoire américain avec le reste de la délégation ghanéenne. Cependant, les autorités canadiennes ont estimé que son dossier ne remplissait pas les conditions nécessaires pour lui permettre de voyager à Toronto où se déroulera le premier match du Ghana.
Cette décision intervient alors que l’ancien milieu d’Arsenal FC, aujourd’hui sous les couleurs du Villarreal CF, fait face à plusieurs accusations de viol et d’agression sexuelle au Royaume-Uni. Le joueur a toujours contesté l’ensemble des faits qui lui sont reprochés et a plaidé non coupable devant la justice britannique. Son procès est prévu après la Coupe du monde.
Sur le plan sportif, cette absence représente un véritable casse-tête pour le sélectionneur du Ghana. Depuis ses débuts internationaux en 2016, Partey s’est imposé comme l’un des piliers de la sélection nationale. Son expérience du très haut niveau, acquise notamment à l’Atlético de Madrid puis à Arsenal, en fait l’un des rares joueurs ghanéens capables de dicter le rythme d’une rencontre tout en assurant l’équilibre défensif de son équipe.
Face au Panama, le Ghana perd ainsi son principal organisateur au milieu de terrain. Dans un tournoi aussi court qu’une Coupe du monde, chaque point compte et un faux pas lors du premier match peut rapidement compromettre les chances de qualification pour les phases à élimination directe. Les Black Stars devront donc trouver des solutions collectives pour compenser l’absence de leur leader technique.
La bonne nouvelle pour le Ghana est que cette situation ne devrait concerner que la rencontre disputée au Canada. Les deux autres matches du groupe, contre l’Angleterre à Boston puis contre la Croatie à Philadelphie, se dérouleront aux États-Unis, où Partey est actuellement autorisé à séjourner. Son retour pourrait donc intervenir dès la deuxième journée de compétition, offrant un renfort précieux à une sélection qui nourrit de réelles ambitions dans ce Mondial nord-américain.
Pour les Black Stars, l’objectif est désormais clair : survivre à cette première épreuve sans leur maître à jouer et rester en position favorable avant le retour attendu de l’un de leurs cadres les plus influents. Dans une Coupe du monde où chaque détail peut faire basculer un destin, l’absence de Thomas Partey constitue déjà l’un des premiers grands rebondissements du tournoi.

